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LA
NAISSANCE DE
L'ASSOCIATION
Septembre
1994 : A la fin du mois, la SNCF doit modifier
ses horaires d'été en horaires
d'hiver. C'est la surprise générale
pour les usagers habituels de la gare des
Arcs-Draguignan. Plusieurs arrêts de trains
sont supprimés; des horaires
considérablement modifiés. Des tracts
circulent. Une manifestation s'organise tant bien
que mal. Le 26 septembre 1994, à six heures
30 du matin, sous une pluie battante, une
quarantaine de personnes descend sur les voies
ferrées et bloque pendant une heure
l'entrée de tous les trains en gare des
Arcs-Draguignan.
De
ce mouvement spontané, animé par les
abonnés de la SNCF mais aussi par de
nombreux Arcois, est née l'Association des
Usagers de la Gare des Arcs-Draguignan.
Une
semaine après la manifestation,
l'arrêt du train Nice-Metz, qui dessert la
gare des Arcs-Draguignan à sept heures et
demi le matin, est rétabli.
En
octobre 1994, l'Association élabore ses
statuts et détermine son objet :
"'L'Association des Usagers de la Gare des
Arcs-Draguignan a pour objet général
de veiller au maintien et au développement
de la desserte de la gare des Arcs-Draguignan". Le
ton est donné, et l'Association va s'atteler
à sa tâche.
L'ACTIVITÉ
DE L'ASSOCIATION
Première
direction prise par l'Association : alerter les
élus locaux sur la nécessité
de conserver la gare, à moitié
enterrée par la SNCF. Bien
évidemment, le Maire des Arcs et le Maire de
Draguignan sont les premiers rencontrés, et
ils se montreront réceptifs aux
revendications de l'Association. Mais l'Association
contacte également tous les Maires de la
cinquantaine de communes concernées par la
gare des Arcs-Draguignan, lesquels font voter par
leur Conseil Municipal une motion de soutien
à l'action de l'Association.
Pétitions,
motions, articles de presse, tout cela est
adressé à la Direction
Régionale de la SNCF à Marseille, qui
décide d'engager le dialogue avec les
élus, mais aussi avec ses voyageurs et
clients, représentés par
l'Association des Usagers.
Une
série de réunion sont
organisées entre élus, SNCF et
voyageurs, pendant lesquelles l'Association
défendra âprement la gare des
Arcs-Draguignan. A chaque réunion,
l'Association arrache un petit quelque chose qui
améliorera la desserte de la
gare.
Le
bilan de l'association en matière de
desserte de la gare :
Tout
d'abord, un certain nombre d'arrêts de trains
supprimés sont rétablis, et des TER
(1) ou autocars mis en place pour remplacer les
trains dont les horaires avaient été
considérablement modifiés. Mieux
encore, la SNCF améliore la desserte de la
gare en prévoyant l'arrêt de trains
G.L (2) qui ne s'arrêtaient jamais en gare
des Arcs-Draguignan.
(1)
TER = Trains Express Régionaux
(2) Trains GL : Trains Grandes Lignes
Mais
l'Association ne veut pas en rester là : son
objectif est également d'obtenir
l'arrêt du TGV (1) de Paris-Nice/Nice-Paris
en gare des Arcs-Draguignan. En juin 1995, des
manifestants envahissent la gare pour
réclamer l'arrêt du TGV de Paris. Sans
descendre sur les voies, l'Association qui dirige
la manifestation, obtient l'arrêt symbolique
du TGV en gare des Arcs-Draguignan pendant quelques
minutes.
Les
négociations repartent avec la SNCF et
l'Association, appuyée par les élus,
obtient en juin 1996, l'arrêt du TGV de
Paris-Nice/Nice-Paris.
Même
combat pour le TGV de Lille-Nice/Nice-Lille : ce
sera plus difficile, mais depuis juin 1998, ce TGV
dessert quotidiennement la gare. Il permet aussi de
relier Les Arcs avec Disneyland et
l'aéroport de Roissy.
Le
bilan de l'Association en matière de
billeterie :
Et
si on évoquait la billeterie ? L'Association
a également pour objet "de discuter, avec la
SNCF, de l'amélioration de ses produits en
matière de billeterie".
Dès
sa naissance, l'Association est entrée en
relation avec les élus du Conseil
Régional, qui a des compétences
étendues en matière de transport
régional, pour négocier l'allongement
de la distance de l'abonnement de travail.
L'abonnement de travail est un billet qui permet
aux salariés de se déplacer en train
pour le trajet domicile-travail et inversement,
à un tarif préférentiel. Pour
bénéficier de ce tarif avantageux en
région PACA, il fallait que la distance
domicile-travail ne dépasse pas 75 km.
Depuis le 1er janvier 1998, la distance de
l'abonnement de travail a été
portée à 200 km en région
PACA. Résultat pour l'abonné : des
économies conséquentes.
(2)
Et
ce n'est pas tout. Le billet "Découverte",
qui remplace le billet "Joker", lequel ne pouvait
être délivré en gare des
Arcs-Draguignan en raison du statut de la gare
(interne à la SNCF), l'est maintenant depuis
novembre 1998. Ce billet "Découverte" permet
d'avoir une réduction non négligeable
à condition que le billet soit pris
plusieurs jours avant le départ.
L'AVENIR
DE L'ASSOCIATION :
Aujourd'hui,
l'Association des Usagers se préoccupe du
réaménagement de la gare. En 1998, la
gare des Arcs-Draguignan a connu une augmentation
conséquente de son trafic
voyageurs.
Alors,
maintenant qu'il y a des trains qui
s'arrêtent en gare des Arcs-Draguignan,
maintenant qu'il y a des voyageurs parce qu'il y a
des trains qui s'arrêtent en gare des
Arcs-Draguignan, il faut travailler à une
gare accueillante, facile d'accès et
d'utilisation pour le voyageur, avec des
correspondances par autocar, un parking suffisant,
etc...
L'activité
de l'Association n'est pas pour autant
terminée en ce qui concerne la desserte de
la gare : en effet, si cette desserte ne devrait
pas sensiblement se modifier dans les mois à
venir, l'arrivée du TGV
Méditerranée en 2001 implique une
nouvelle carte ferroviaire et dans ce cadre, la
gare des Arcs-Draguignan doit être encore
défendue.
(1)
TGV : Trains à Grande Vitesse. Le TGV de
Paris permet de relier Les Arcs à Paris en 5
heures et 20 minutes.
(2) Pour exemple, pour un abonné effectuant
le trajet Les Arcs-Nice quotidiennement, le
coût de l'abonnement de travail est de 199
francs par semaine au lieu de 360 francs avec
l'abonnement Modulo-Pass.
Article
paru en 1998 dans "Vivre à
Lorgues"
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L'
ARRIVÉE DU TGV
MÉDITERRANÉE
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En 1998, l'Association
des Usagers de la gare des Arcs-Draguignan avait eu
l'occasion de se présenter dans les pages de
"Vivre à Lorgues".
L'Association, qui a pour objet de veiller au
maintien et au développement de la desserte
de la gare des Arcs-Draguignan, a aujourd'hui
9 années
d'existence.
Pour
développer la desserte de la gare des
Arcs-Draguignan, l'Association a d'abord
organisé des réunions semestrielles,
sous la Présidence du Maire des Arcs et du
Maire de Draguignan, avec les élus, la SNCF
et les usagers. Lors de ces réunions, les
circulations de trains et les horaires
étaient négociés avec la SNCF.
C'est ainsi que
l'Association a pu
obtenir l'arrêt de trains qui passaient en
gare des Arcs-Draguignan mais qui ne s'y
arrêtaient pas, et l'arrêt de certains
TGV.
Le transfert de
compétences au Conseil Régional de
l'organisation du transport ferroviaire
régional, et l'arrivée du TGV
Méditerranée en 2001 a modifié
la donne.
Le Conseil
Régional est aujourd'hui compétent
pour organiser le transport ferroviaire
régional. Il a créé les
"Comité de lignes" qui sont des
réunions entre élus, SNCF et usagers,
à l'occasion desquelles les circulations de
trains (TER (1) et INTERCITÉS) et les
horaires sont élaborés. L'Association
participe à ces comités de ligne qui
se déroulent dans le courant de
l'année dans différentes gares. Dans
le cadre des comités de ligne, l'Association
a pu obtenir du Conseil Régional
l'amélioration de la desserte de la gare des
Arcs-Draguignan qui a été
profondément modifiée après
l'arrivée du TGV Méditerranée
en juin 2001. Pour exemple, elle a pu obtenir le
prolongement de l'INTERCITÉ Départ
Marseille 18 h 01 Arrivée Toulon 18 h 50
Arrivée Les Arcs 19 h 32 jusqu'à la
gare de Nice car les voyageurs se rendant à
Saint Raphaël, Cannes ou Nice n'avaient aucun
train en fin d'après-midi pour se rendre
dans ces villes. De même, elle a obtenu le
maintien, pendant toute l'année, de
l'INTERCITÉ Nice-Marseille Départ
Nice 18 h 42, alors que ce train ne circulait que
l'été et les vendredis. Ce train
convient bien aux abonnés arcois qui
travaillent sur Nice. Il reste cependant beaucoup
à faire, car il existe encore des plages
horaires importantes pendant lesquelles notre gare
n'est pas bien desservie.
La SNCF a
conservé ses compétences en ce qui
concerne les trains "Grandes lignes", et notamment
les TGV (2). Lors de l'arrivée du TGV
Méditerranée en juin 2001, la SNCF a
prévu l'arrêt de 3 TGV en gare des
Arcs-Draguignan : celui de Paris, celui de
Bruxelles-Lille, et celui de Genève. Mais ce
sont une dizaine de TGV qui circulent
quotidiennement sur la portion de ligne
Marseille-Nice. Plusieurs TGV ne s'arrêtent
donc pas en gare des Arcs-Draguignan. L'association
souhaite l'arrêt de certains TGV, et
notamment du TGV de Paris - Départ Nice
à 7 h 15 Arrivée Paris à 12 h
51 Passage en gare des Arcs vers 8 h 25 - et son
retour - Départ Paris à 7 h 54
Arrivée Nice 14 h 01 Passage en gare des
Arcs vers 12 h 45. Il en est de même pour le
TGV de Metz.
Le
député de notre circonscription,
Monsieur Jean-Michel COUVE, a été
rencontré à ce sujet.
La question du TGV
ne s'arrête pas là. Un sujet plus
lointain dans le temps préoccupe
l'Association: l'extension de la ligne à
grande vitesse vers Nice. La ligne à grande
vitesse s'arrête à Marseille et
à Aix-en-Provence. Elle devrait être
étendue sur Nice par la SNCF dans les
années à venir. La question qui se
pose est de savoir où se situera la gare TGV
du Var. L'Association milite pour que la gare TGV
du Var soit située en Centre-Var afin que
notre région soit dessevie par la ligne
à grande vitesse.
(1) TER: Trains
Express Régionaux
(2) TGV : Trains
à Grande Vitesse. Le TGV de Paris permet de
relier Les Arcs à Paris en 4 heures et 20
minutes.
Article
paru en 2003 dans "Vivre à
Lorgues"
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